Gudulle et le sens de la vie

15 avril 2008 |

Hier soir: l’homme n’arrive pas à dormir et se lève pour me rejoindre dans le salon où je suis tranquillement assise à regarder pour la deuxième fois la saison 1 de “Brothers & Sisters“. Pour tout vous dire je suis plutôt surprise puisque, généralement, l’homme pose la tête sur l’oreiller pour s’endormir dans les 10 secondes qui suivent (je crois d’ailleurs que c’est un truc typiquement masculin, non?). Bref, il arrive, ordinateur portable à la main et décide de lire ses emails.

Jusqu’ici tout va bien me direz-vous? hein? n’est-ce pas? Oui, sauf que tout à coup il se retourne vers moi, et me dit: “Tu sais ce serai bien qu’on songe à faire un enfant.” Là, j’avoue que j’aurais bien aimé pouvoir me séparer de mon corps telle Annie Hall dans le film éponyme de Woody Allen1, ne serait-ce que pour pouvoir vous décrire en détail l’expression peinte sur mon visage.

Avoir un enfant avec l’homme que j’ai épousé fait partie de mes projets. Fonder une famille et voir grandir le (ou pourquoi pas les) fruit de notre amour, je dis oui, oui, oui. Mais là, tout de suite, comme ça à 22h00 alors que je suis entrain de regarder une saga familiale américaine avec tout ce que ça sous-entend comme histoires compliquées et scènes incroyables… bah, là, j’étais pas prête.

D’ailleurs peut-être que c’est ça le problème: être prête. Pour l’homme (enfin mon homme, hein, pas tous les hommes), c’est tout simple. On fait un enfant et hop, on est une famille et on avance. Pour moi, c’est bien plus compliqué.

Suis-je prête à vivre neuf mois de grossesse? A voir mon corps changer? Sans compter que telle que je me connais, je vais passer 9 mois à me demander si oui ou non, je serai capable de le faire sortir ce bel enfant?

Et puis, au bout de neuf mois, il sera là et après, comment on fait? Nourrir un enfant, le changer, comprendre ce que ce petit être veut alors qu’il n’a aucun mot pour le dire? Ca s’apprend ou ça se ressent? Mes parents vivent à des milliers de kilomètres alors, difficile de se retourner vers maman en criant à l’aide…

Sans compter que, financièrement, on ne roule pas sur l’or et que nous vivons dans un pays où la moindre dépense médicale vous arrache un bras, une jambe et un oeil. Et c’est pareil pour la scolarité.

Ensuite, il y a l’éducation. Et là, je ne suis pas complètement sûre que l’on ait les mêmes principes. Je sais, discussion… compromis…

Alors voilà, mon postérieur est coincé entre l’envie et la trouille.

Et avec ça, moi, je fais quoi? :eerm:

1) Pour ceux dont la mémoire flancherait, c’est la scène où Diane Keaton fume un joint avant de faire l’amour avec Woody Allen et où son esprit se détache de son corps pour aller s’assoir dans le fauteuil à côté du lit.

Mais que donc allait Gudulle faire dans cette galère???

12 janvier 2008 |

Les plans boulot qui sont sensés prendre un mois, puis deux… et qui te revienne en pleine poire sept mois plus tard: je n’en veux pas.

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Au début, c’était “viens-donc nous écrire une revue littéraire pour notre projet… Tu seras bien payée”. Allez, pourquoi pas? Hein? Un peu de beurre dans les épinards…

Et puis, une fois la revue littéraire faite, que tout le monde il était content du résultat, j’ai eu droit à “Tu n’écrirais pas la partie historique de l’article pour la présentation à une conférence à Lima (à laquelle tu n’assisteras pas, parce qu’il n’y a pas de sous pour t’y envoyer - enfin, ça, je l’ai compris après)”. Bon d’accord. Ah, y a pas de rallonge financière? Bon, bah, pour la gloire alors…

Et maintenant, j’ai le droit à “Au fait, on a de l’argent pour une conférence, donc il faut qu’on se rencontre pour décider de qui qui va venir et de comment qu’on va les assomer avec nos petits articles”.

Ah oui, mais là, non! Moi, j’avais dit ok pour un petit truc d’un mois seulement et voilà que maintenant, il faut que je participe à tout et gratis, en plus.

:mad:  Eh! Oh! moi c’est gudulle, pas pigeon!

Ah! Si seulement Gudulle… savait dire Non!

21 novembre 2007 |

Il y a des jours où j’adorerais pouvoir laisser de côté la bonne éducation inculquée par papa-maman et pouvoir dire franchement les choses, sans me poser 15000 questions sur la manière dont la réponse va être reçue.

Ok, avec les gens que je connais bien, j’y arrive à peu près. Après tout, les amis savent que lorsqu’on dit “Non” à quelque chose, cela ne signifie pas que les liens qui nous unissent sont entâchés à tout jamais.

Mais, là où le bât blesse (tiens, d’où vient cette expression???), c’est quand il s’agit de dire non à quelqu’un qui n’est pas un inconnu parfait (dire non à la nana qui me dérange au téléphone pour me proposer la dernière cuisine Mobalpa ou le nouvel abonnement chez Orange, ça j’y arrive parfaitement), une personne que l’on sera amené à revoir.

Voici quelques mises en situation:

  • Non, tu ne peux pas amener 15 copains au dîner que j’ai organisé pour 4 personnes.
  • Non, tu ne peux pas mettre tes pieds sur ma table basse/enlever tes baskets que tu portes pieds nus dans mon salon à l’heure de l’apéro.
  • Non, tu ne peux pas manger le dernier Quality Street que j’ai mis de côté pour pouvoir le déguster en douce lors d’un instant me-time.
  • Non, je ne peux pas garder tes chats/chiens pendant que tu pars t’éclater en vacances au soleil.
  • Non, je ne veux pas m’occuper de ton/ta meilleur(e) ami(e) qui débarque dans mon bled et qui n’a pas d’endroit où dormir pendant les 15 prochains jours.

Quand cela se produit je m’enlise dans des justifications à n’en plus finir. Pourquoi? Parce que j’ai toujours peur de ce que mon interlocuteur va penser.

Et dire que l’Homme, lui, il y parvient sans aucun problème. Qu’est-ce que je l’envie!

Et vous, vous vous en sortez comment dans des situations pareilles?

Turlupinerie de Gudulle

20 septembre 2007 |


Si quelqu’un pouvait m’expliquer pourquoi certaines personnes se permettent d’émettre leurs opinions sur les choix personnels des autres, sans que personne ne leur ait demandé quoi que ce soit, ça m’aiderait grandement!

Les “tu devrais faire comme-ci” ou les “mais pourquoi tu fais pas ça?” me gonflent. Je sais que je ne suis pas parfaite et que mes décisions sont parfois bizarres mais ce sont les miennes. Alors quand, déjà que je suis stressée à mort, on vient se permettre de faire des commentaires, ça me met dans une colère folle.

“Mais c’est pour ton bien, Gudulle…” Mon bien? Qu’est-ce que t’y connais toi à mon bien? Et si mon bien était différent du tien et que tu me lâchais la grappe pour une fois.

Le pire, dans ces moments là, c’est que, même si ta décision est prise depuis longtemps, tu te mets à te reposer des questions… Du coup, tu dors mal, voir trop peu ou même pas du tout et le lendemain matin, tu t’acharnes sur ton blog et t’en fais un billet!